Chaque légende a sa ville. New York l'a vue naître, Athènes l'a formée, Milan l'a couronnée — mais Paris est la ville que Maria Callas a choisie.

1958 — la conquête

Cela commença comme un sacre. Le 19 décembre 1958, pour ses débuts parisiens au Palais Garnier, la capitale se déplaça comme pour un chef d'État : le président de la République, Cocteau, Chaplin, Bardot, les Windsor. Le gala — Norma, Le Trouvère, Le Barbier, et un acte de Tosca mis en scène — fut retransmis à travers l'Europe. Paris tomba en une soirée, et ne s'en est jamais tout à fait remise.

!Maria Callas au soir du gala parisien — © Fonds de Dotation Maria Callas Le Fonds a restauré cette nuit en 4K et l'a rendue aux salles pour son centenaire : Callas – Paris, 1958.

Les années parisiennes

Dans les années 1960, Paris devint sa maison. Ses dernières Normas en scène furent chantées à l'Opéra en 1964 et 1965 ; ses dernières Toscas parisiennes en 1965, dans la production de Zeffirelli — le costume est dans la collection du Fonds. C'est à Paris qu'elle enregistra Carmen avec Georges Prêtre, en français — la langue de sa vie d'adoption.

Et c'est au 36 avenue Georges-Mandel, dans le 16ᵉ arrondissement, qu'elle vécut ses dernières années — lisant, écoutant, travaillant, loin de la scène — et qu'elle s'éteignit le 16 septembre 1977, à cinquante-trois ans.

La dette de la ville

Paris a honoré nombre de ses artistes d'adoption par des murs à leur nom. Pour Maria Callas, ce lieu n'existe pas encore. Le Fonds — créé à Paris en 2017 par ses proches — entend le bâtir : le Musée Maria Callas à Paris, avec pour horizon le cinquantenaire de sa disparition, le 16 septembre 2027.

Une ville qu'elle a choisie mérite de la choisir en retour.

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Cinquantenaire · 16 septembre 2027

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Chaque soutien préserve la collection et rapproche le Musée Maria Callas de Paris.