Soprano parmi les plus célèbres du XXᵉ siècle, Maria Callas a redonné vie au grand répertoire du bel canto et bouleversé l'art de l'interprétation lyrique par l'intensité dramatique de son chant.

Repères biographiques

Portrait de Maria Callas, New York, 1958
Maria Callas, New York, 1958.
© Fonds de Dotation Maria Callas

Née Maria Anna Cecilia Sofia Kalogeropoulos le 2 décembre 1923 à New York, de parents grecs, elle reçoit sa formation musicale à Athènes, notamment auprès de la soprano Elvira de Hidalgo, avant de s'imposer comme l'une des plus grandes sopranos de son temps. Sa voix, son intelligence musicale et sa présence dramatique renouvellent en profondeur l'interprétation de l'opéra.

Artisane du renouveau du bel canto, elle contribue à la redécouverte d'un répertoire longtemps délaissé et en révèle toute la puissance expressive. Elle se produit sur les plus grandes scènes lyriques internationales — La Scala de Milan, Covent Garden à Londres, le Metropolitan Opera de New York et l'Opéra de Paris — dans des rôles devenus emblématiques, de Norma à Tosca, de La Traviata à Lucia di Lammermoor et Medea.

Après un retrait progressif de la scène lyrique au milieu des années 1960, elle s'éteint le 16 septembre 1977 à Paris, laissant un héritage artistique considérable.

Chronologie

2 décembre 1923
Naissance à New York, dans une famille d'immigrés grecs.
1937
Départ pour Athènes avec sa mère ; premières études de chant au Conservatoire national grec.
1939
Entre au Conservatoire d'Athènes dans la classe de la soprano Elvira de Hidalgo, qui lui transmet l'art du bel canto.
1941-1942
Débuts professionnels à l'Opéra national de Grèce ; à dix-huit ans, son premier grand rôle : Tosca.
2 août 1947
Débuts italiens aux Arènes de Vérone dans La Gioconda, sous la direction de Tullio Serafin, le chef qui façonnera sa carrière.
1949
À Venise, elle chante la même saison Brünnhilde (La Walkyrie) et Elvira (I puritani) — l'étendue d'une voix hors norme est révélée. Elle épouse Giovanni Battista Meneghini.
7 décembre 1951
Ouvre la saison de la Scala de Milan dans Les Vêpres siciliennes : début des grandes années milanaises, aux côtés de Visconti, Zeffirelli, Giulini, Bernstein et Karajan.
1952-1956
Débuts à Covent Garden (1952), à Chicago (1954), puis au Metropolitan Opera de New York (1956) — chaque fois dans Norma. Premiers grands enregistrements de studio, dont la Tosca de 1953.
19 décembre 1958
Débuts parisiens au Palais Garnier : un gala légendaire, retransmis en Eurovision — restauré par le Fonds dans Callas – Paris, 1958.
5 juillet 1965
Dernière apparition à l'opéra : Tosca, à Covent Garden. Le Fonds conserve le costume de sa dernière Tosca parisienne, donnée la même année.
1969
Médée de Pier Paolo Pasolini, son unique rôle au cinéma.
1971-1972
Masterclasses à la Juilliard School de New York : la transmission, déjà.
1973-1974
Tournée d'adieux avec le ténor Giuseppe Di Stefano ; dernier concert public à Sapporo, au Japon, le 11 novembre 1974.
16 septembre 1977
Disparition à Paris, en son appartement du 36 avenue Georges-Mandel. Ses cendres seront dispersées en mer Égée.

Ses rôles

Norma, Tosca, Violetta, Médée, Lucia, Anna Bolena… Maria Callas se raconte rôle par rôle : où elle les a chantés, ce qu'elle y a changé, et ce qui en subsiste dans la collection du Fonds.

Découvrir Callas dans ses rôles

Un héritage vivant

La Fondation porte le nom de Maria Callas comme une exigence : celle de l'art vécu pleinement, transmis avec rigueur et générosité. Préserver sa mémoire, c'est aussi préparer l'avenir de l'art lyrique.

En préservant la plus importante collection Callas au monde et en soutenant expositions, événements et productions audiovisuelles, le Fonds prolonge l'esprit qui fut celui de l'artiste et fait de son héritage une source d'inspiration pour les générations à venir.