Les costumes de scène : ce que porte une légende
Une voix s'enregistre ; une présence, non. C'est pour cela que les costumes de scène comptent tant : ils sont ce qui subsiste de plus proche du corps de l'artiste en scène — la trace matérielle d'une incarnation.
La dernière Tosca
La pièce la plus émouvante de la collection du Fonds est sans doute le costume porté par Maria Callas pour sa dernière Tosca à l'Opéra de Paris, en 1965 — l'année même de ses adieux à la scène lyrique, quelques mois avant l'ultime représentation de Covent Garden, le 5 juillet. Tosca encadre toute sa vie scénique : c'est le rôle de ses débuts d'adolescente à Athènes, en 1942, et celui de ses adieux. Ce costume est le vêtement d'une fin d'époque.
La couronne de Turandot
La collection conserve aussi la couronne de Turandot — la princesse de glace de Puccini, l'un des rôles des jeunes années italiennes de Callas, qu'elle chanta à la fin des années 1940 avant de le confier au disque. Un objet de scène n'est pas un bijou : c'est un instrument de théâtre, pensé pour être vu depuis le dernier rang — et, de près, il raconte le geste des ateliers qui l'ont fabriqué.
Conserver l'étoffe, une discipline à part
Les textiles sont parmi les pièces les plus fragiles d'une collection : la lumière décolore, la poussière ronge, le pli casse la fibre. Chaque costume demande un conditionnement, une surveillance et des conditions d'exposition spécifiques — sous vitrine de conservation, comme lors de la présentation de décembre 2025 à la Mairie du 8ᵉ arrondissement, et demain dans le parcours « La Femme » du Musée Maria Callas à Paris.
D'ici là, ces étoffes attendent, protégées, avec le reste de la collection — et chaque don aide très concrètement à les préserver : soutenir le Fonds.
Cinquantenaire · 16 septembre 2027
Faites vivre cet héritage
Chaque soutien préserve la collection et rapproche le Musée Maria Callas de Paris.