La couronne de Turandot, conservée dans la collection du Fonds — © Fonds de Dotation Maria Callas
La couronne de Turandot, conservée dans la collection du Fonds — © Fonds de Dotation Maria Callas

Dans ses premières années italiennes, Maria Callas conquit sa place à la dure — en chantant ce que peu d'autres pouvaient chanter. La Turandot de Puccini, princesse de glace dont les énigmes coûtent leur tête aux prétendants, compte parmi les rôles les plus redoutables jamais écrits pour soprano : implacable, tendu vers l'aigu, sans merci. Callas le chanta à travers l'Italie à la fin des années 1940, à partir de Venise en 1948, et il contribua à établir sa réputation de voix d'acier.

Elle délaissa ensuite le rôle quand son art se tourna vers les héroïnes du bel canto — mais son enregistrement de studio de 1957, réalisé alors qu'elle ne le chantait plus à la scène, conserve un « In questa reggia » d'une férocité impériale, l'orgueil glacé de la princesse traversé de la blessure qu'il recouvre.

Turandot appartient au premier chapitre de l'histoire Callas : la voix jeune et irrésistible qui pouvait tout chanter, avant qu'elle ne choisisse de chanter ce qui compte.

Dans la collection du Fonds

La collection du Fonds conserve la couronne de Turandot, aux côtés de photographies et documents de ses débuts italiens. Découvrir la collection · Licences

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Cinquantenaire · 16 septembre 2027

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