Norma de Bellini à l’Odéon d’Hérode Atticus (Athènes, 2023), production portée par Tom Volf — affiche
Norma de Bellini à l’Odéon d’Hérode Atticus (Athènes, 2023), production portée par Tom Volf — affiche

S'il est un rôle qui appartient à Maria Callas, c'est Norma. La prêtresse druide de Bellini — déchirée entre ses dieux, ses enfants et l'homme qui l'a trahie — est le personnage qu'elle a incarné plus souvent qu'aucun autre, et celui à l'aune duquel elle s'est mesurée toute sa vie.

Elle le chante pour la première fois à Florence en 1948, sous la direction de Tullio Serafin, le chef qui façonna sa carrière italienne. Norma restera sa carte de visite : ses débuts londoniens à Covent Garden en 1952, ses débuts américains à Chicago en 1954, ses débuts au Metropolitan Opera de New York en 1956 — à chaque fois, c'est Norma. Ses dernières représentations du rôle furent données à l'Opéra de Paris, en 1964 et 1965.

« Casta diva », la prière de Norma à la lune, devint l'air le plus identifié à sa voix — mais ce que Callas a rendu au rôle, c'est sa stature tragique : une héroïne du bel canto chantée avec la vérité dramatique d'une grande actrice.

Dans la collection du Fonds

La collection conserve photographies, programmes et enregistrements documentant les Normas de Callas sur deux décennies — dont des pièces de ses représentations parisiennes, les dernières qu'elle ait données du rôle. Découvrir la collection · Licences

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Cinquantenaire · 16 septembre 2027

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