Callas dans ses rôles
Anna Bolena
En avril 1957, la Scala monte un opéra que presque personne de vivant n'avait vu : l'Anna Bolena de Donizetti, oubliée depuis des générations. Luchino Visconti met en scène, Gianandrea Gavazzeni dirige, et Maria Callas chante la reine condamnée — l'un des sommets de sa carrière, et un manifeste.
Son Anna Bolena prouva que les opéras délaissés de Donizetti, de Bellini et de leur époque n'étaient pas des pièces de musée mais des tragédies vivantes, qui n'attendaient qu'une interprète à leur mesure. La scène finale — l'égarement de la reine et sa prière avant l'échafaud — devint, dans sa voix, l'une des interprétations les plus célébrées de la scène d'après-guerre. La renaissance du bel canto qui transforma le répertoire lyrique de la seconde moitié du XXᵉ siècle compte cette production parmi ses pierres fondatrices.
Elle reprit le rôle à la Scala en 1958 ; il demeura l'un des personnages les plus identifiés à son art à son apogée — royal, blessé, sans réplique.
Dans la collection du Fonds
Photographies et documents des années Anna Bolena à la Scala sont conservés dans la collection du Fonds. Découvrir la collection · Licences
Cinquantenaire · 16 septembre 2027
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